• Pont au change

L’histoire du Pont au Change à Paris

Paris Balade vous raconte l’histoire du pont au Change, situé au centre de Paris à la limite des 1er et 4ème arrondissements. L'histoire Après les invasions Vikings au cours du IXème siècle, le roi Robert Le Pieux (descendant direct d’Hugues Capet) fait construire le « pont au Roy » vers l’an 1000. En 1140, Louis VII ordonne à tous les changeurs de Paris de surveiller le commerce et les activités monétaires en s’installant sur ce pont. Le Pont au change en 1751 Cependant au XIIIème siècle, ce pont en bois est emporté par une montée des eaux de la Seine. Le pont est reconstruit en 1305, toujours en bois. Des maisons comportant des commerces y sont présentes. Ces commerces sont surtout des orfèvres et des changeurs. C’est alors qu’est donné le nom de « pont aux Changeurs ». Un incendie détruit à nouveau le pont au XVIIème siècle. Les changeurs et orfèvres qui occupaient le pont s’unissent pour le faire reconstruire. Edifié en pierre, le chantier se déroule de 1639 à 1647 avec l’accord de Louis XIII. C’est à l’époque le pont le plus large de Paris, il prend le nom de pont au Change. A nouveaux hérissé de maisons, ces dernières ne disparaitront qu’au XVIIIème siècle. Le préfet Haussmann fera reconstruire le pont qui sera alors orné du « N » de Napoléon III au-dessus de chacune des piles. Les bouquinistes proches du pont au Change Situé entre la Conciergerie et le Louvre, on trouve également de nombreux bouquinistes sur les quais proches du pont. Depuis 1578, des livres sont exposés sur les bords de Seine. Des marchands se promenaient alors avec des boites de livres accrochées autour du cou, on leur doit le nom de col-porteurs. Ils

Par |3 juillet 2020|Catégories : Paris|
  • Tuileries

Le jardin des Tuileries et son histoire

Paris Balade vous raconte l’histoire des Tuileries à Paris. Ce magnifique jardin réalisé par Le Nôtre abritait un château jusqu’au XIXème siècle. Le château de Catherine de Médicis aux Tuileries Après la mort de son mari Henri II en 1559, Catherine de Médicis souhaite quitter la demeure royale du Louvre et son ambiance oppressante. En 1564, elle décide de faire construire un château sur un terrain proche du Louvre qui abritait à l’époque une fabrique de tuiles, d’où le nom de Tuileries. Palais des tuileries La Reine voit grand et confie les travaux à l’architecte Philibert Delorme (1514-1570). Il a fait ses preuves en réalisant le château de Chenonceau. Paradoxalement, Catherine de Médicis fait réaliser une grande galerie pour relier le château au Louvre tout proche dont elle cherchait pourtant à s’éloigner. Finalement elle n’aménagera jamais au château qui sera terminé par un de ses fils Henri III. C’est sous le règne de Louis XV qu’un Roi s’installera pour la première fois au château des Tuileries. Napoléon Ier, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe Ier et Napoléon III en feront une demeure royale et impériale. Incendié sous la Commune L'incendie des Tuileries sous la Commune C’est de le 26 mars 1871 que le château des Tuileries va disparaitre dans les flammes à cause de la proclamation de la Commune de Paris. Des chariots de poudre, du pétrole et des matières hautement inflammables sont amenées dans la cour et vont provoquer un terrible incendie. L’avenir des Tuileries est alors en question. Les députés votent finalement la destruction des ruines du palais en 1879. Le jardin On associe aujourd’hui les Tuileries à un superbe jardin en plein cœur de Paris. Ce jardin est lié

Par |4 juin 2020|Catégories : Paris|
  • Hotel de Soubise

Hôtel de Soubise et son histoire

Situé dans le 3ème arrondissement de Paris, dans le quartier du Marais, l’Hôtel de Soubise a une riche histoire. Paris Balade vous la raconte. Hôtel de Soubise, une riche histoire Olivier De Clisson C’est Olivier de Clisson (1336-1407) qui se fait d’abord construire une demeure proche de l’Hôtel Saint-Pol alors demeure royale. Ce seigneur féodal breton était surnommé « le boucher » pour sa cruauté au combat. Ayant rejoint Charles VI contre les Anglais au cours de la guerre de Cent ans, il a besoin d’une résidence pour être proche du Roi. De l’hôtel de Clisson, il ne reste aujourd’hui que la porte fortifiée. De nombreux propriétaires vont ensuite se succéder avant que l’Hôtel de Clisson ne soit racheté par la famille de Guise. François de Lorraine, duc de Guise (1519-1563), s’y installe en 1553. Surnommé « le balafré » à la suite d’une grave blessure reçue lors du siège de Boulogne en 1549, il est alors un puissant chef militaire à la tête du parti catholique. Le Duc de Guise meurt assassiné en 1563 près d’Orléans. Après sa mort, l’hôtel reste la propriété de la famille de Guise qui y restera plus de 140 ans. Il se dit que la violente nuit de la Saint-Barthelémy fut préparé dans l’hôtel en aout 1572. Francois de Lorraine Faute de descendants, l’hôtel finit par être racheté par l’épouse de François de Rohan (1630-1712), prince de Soubise à qui l’on doit le nom actuel de l’Hôtel de Soubise. Son épouse, la princesse Anne de Rohan choisit l’architecte Alexis Delamair pour rénover l’ancien hôtel de Clisson. Une vaste cour d’honneur est réalisée et son accès se fait désormais depuis la rue des Franc-Bourgeois. Le fils de François de

Par |22 mai 2020|Catégories : Paris|
  • Blason de Paris

Le blason de Paris

Fluctuat nec mergitur, c’est la célèbre devise qui figure sur le blason de Paris. Plusieurs traductions de cette locution latine existent : Il est battu par les flots mais ne sombre pas. Il tangue mais ne coule pas. Il est secoué par les flots mais ne sombre pas.   Blason de Paris 1210 Quelle que soit la variante choisie, elles véhiculent toutes l’idée de la résistance et de la capacité extraordinaire de la capitale de traverser les épreuves et d’en sortir plus forte. Histoire du blason de Paris La devise apparaît dès la fin du 16e siècle mais n’est pour la ville qu’une devise parmi d’autres. Elle a été rendue officielle par un arrêté du 24 novembre 1853 du baron Haussmann, alors préfet de la Seine. Quant au vaisseau qui figure sur le blason, il fait référence aux premiers habitants de Lutèce qui étaient des insulaires et se livraient à la navigation. Sous le règne de l’empereur Tibère, les navigateurs parisiens (Nautae Parisiaci) élevèrent un temple au dieu romain Jupiter dont les fragments furent retrouvés dans l'île de la Cité, sous le chœur de la cathédrale Notre Dame, lors des fouilles effectuées en 1711. Une pierre de cet autel est conservée au musée de Cluny. A partir de 1358, les fleurs de lys, emblème du pouvoir royal, accompagneront le vaisseau. Leur nombre et leur emplacement sur le blason seront variables. Selon la légende, c'est le dauphin Charles qui les ajouta pour souligner la suprématie de la royauté sur la capitale, après le siège de Paris de 1358, au cours de la guerre de cent ans, qui l'opposa au prévôt des marchands de Paris, Étienne Marcel. A l’époque du Premier Empire, Napoléon fit remplacer

Par |12 mai 2020|Catégories : Paris|
  • Arsenal de Paris

Arsenal de Paris : son histoire

Un arsenal désigne un entrepôt de munitions, Paris Balade vous raconte l’histoire de l’Arsenal de Paris, témoin de nombreux événement dramatiques. L’histoire de l’Arsenal de Paris Duc de Sully Le premier Arsenal de Paris est créé en 1380 par Charles V. Situé dans les zones fortifiées de la ville, il est victime d’un incendie provoquant l’explosion du site en 1538. Ainsi, en 1594, Henri IV décide de reconstruire le Grand Arsenal. Il confie sa gestion au Duc de Sully (1559-1641), grande maitre de l’Artillerie. Grand ami du Duc de Sully, Henri IV se rend à son chevet le 14 mai 1610 au Grand Arsenal. Le Duc y est alité et malade. Se rendant en carrosse, le roi est pris dans un embouteillage son équipage est arrêté au niveau du Louvre. C’est alors que surgit François Ravaillac qui assassine Henri IV de deux coups de couteau. Sous Louis XIV, l’Arsenal cesse de fabriquer les munitions dont la charge revient à la Salpêtrière. Transformé en magasin d’armes, les statues des jardins royaux y sont également stockées. On y trouve même un tribunal. Le surintendant Nicolas Fouquet y sera jugé. Ayant provoqué la jalousie du Roi par l’inauguration de Vaux-le-Vicomte en 1661, il est arrêté pour détournements de fonds trois semaines plus tard. Fouquet est condamné à l’Arsenal et envoyé en prison dans les Alpes où il mourra en 1680. Nicolas Fouquet L’affaire des poisons sera également jugée au tribunal de l’Arsenal. Impliquant de nombreux nobles, elle fera grand bruit et Louis XIV demandera de créer un tribunal d’exception. Le procès de 4 ans aboutira à la condamnation à mort de 34 personnes responsables de plus de 300 empoisonnements. Une bibliothèque aujourd’hui Arsenal

Par |29 avril 2020|Catégories : Paris|
  • Sorbonne

L’histoire de l’Université de la Sorbonne

Paris Balade vous raconte l’histoire de l’Université la plus prestigieuse de la capitale, la Sorbonne. Elle est liée à deux personnages qui ont œuvrés pour sa création et agrandissement, Robert de Sorbon et le cardinal Richelieu. Robert de Sorbon, le fondateur Robert de Sorbon Né le 9 octobre 1201 à Sorbon, près de Reims, Robert de Sorbon est issu d’une famille pauvre. Il s’oriente rapidement vers le clergé pour bénéficier d’un enseignement de qualité. De Sorbon s’installe à Paris pour y suivre les cours de l’université. Devenu maître en théologie et se distinguant par ses qualités d’orateur et de prédicateur, il se fait remarquer par le Louis IX qui le nomme chapelain. Ce statut lui permet de devenir l’un des plus proches conseillers du roi. Chapelle Sainte Ursule L’intérêt qu’il porte à l’éducation des jeunes grandit, et il décide, avec quelques relations influentes, de créer une institution dirigée par des ecclésiastiques proposant de l’enseignement gratuit. La gratuité est inédite à l’époque, en effet, au XIIIème siècle l’enseignement est l’apanage des moines qui sont peu partageurs du savoir. En 1257, le chapelain arrive à fonder la « maison des pauvres écoliers de Robert de Sorbon » qui prendra ensuite le nom de Sorbonne. D’abord lieu d’hébergement, la Sorbonne devient lieu d’enseignement dont les statuts rédigés par De Sorbon seront en vigueur jusqu’à 1790. La pape Alexandre IV approuve l’initiative de Robert de Sorbon en 1259 et d’influents protecteurs tel Blanche de Castille aident le chapelain en lui offrant des demeures pour accueillir écoliers et maitres. Richelieu Richelieu Au cours de son histoire, la Sorbonne accueille de nombreux élèves devenus célèbres, parmi eux Richelieu (1585-1642) reçu comme docteur de la Sorbonne

Par |22 avril 2020|Catégories : Paris|
  • Rue Mouffetard

La rue Mouffetard et son histoire

La rue Mouffetard, située en plein quartier Latin est l’une des plus anciennes de Paris. Paris Balade vous raconte son histoire. L’histoire de la rue Mouffetard Eglise Saint Médard C’est sur le tracé d’une ancienne voie romaine reliant Paris à Lyon que se situe la rue Mouffetard. Elle est aussi liée à la Bièvre. Cet affluent de la Seine coupait la rue au Moyen Age. La Bièvre est devenue souterraine en 1912. Le nom de Mouffetard, donné au XIIIème siècle, vient des odeurs épouvantables appelées « mofettes » en français médiéval. En effet, les écorcheurs, papetiers, teinturiers ou tripiers utilisaient les eaux de la Bièvre. Les déchets et colorants étaient alors déversées dans la rivière sans se soucier du voisinage. Aux deux extrémités de la rue se trouve la place de la Contrescarpe (en haut) et l’Eglise Saint-Médard (en bas) construite entre le XVème et XVIIIème siècle. Saint-Médard vécut au VIème siècle et fut un éminent conseiller des Mérovingiens tout en étant l’évêque de plusieurs villes (Noyon et Tournai). Le trésor de la rue Mouffetard Place de la contrescarpe La rue Mouffetard se caractérise aussi par son dénivelé et ses façades anciennes. Une anecdote incroyable s’y déroula en 1938. Un immeuble situé au 51 est alors détruit par des maçons. Soudain un ouvrier observe de petits rouleaux de toile tomber au sol. Il se rend compte qu’il s’agit de pièces de monnaie ! Ce sont plus de 3 300 pièces d’or datant du règne de Louis XV qui seront retrouvées. C’est le secrétaire du Roi, Louis Nivelle qui les avait cachées là pour assurer l’avenir de sa fille. Le trésor fut finalement partagé après la seconde Guerre Mondiale entre la ville de Paris,

Par |14 avril 2020|Catégories : Paris|
  • Fiat 2300S Ile de la Cite

L’histoire de l’île de la Cité à Paris

L’équipe de Paris Balade vous raconte l’histoire de la plus grande île de Paris, l’île de la Cité. Berceau de la civilisation Parisienne, elle regroupe aujourd’hui de nombreux lieux de pouvoir. Les origines de Paris Île de la Cité au XVIII L’île de la Cité est la plus grande de Paris. Pendant longtemps, elle fut considérée comme le berceau de l’histoire de la capitale par les historiens. En effet vers les années 52 et 51 avant notre ère, Jules César parle de Lutetia (l’ancien nom de Paris), comme étant un camp d’une tribu gauloise connue sous le nom de Parisii (ceux qui font). Il complète « Parisii, in insula fluminis Sequanae. » Il évoque donc une île et un fleuve. Pourtant les historiens ont montré que le peuple celte des Parisii était d’abord installé dans une boucle de la Seine située près de Nanterre. L’origine de Lutèce, la ville gallo-romaine, prend elle ses racines dans le quartier Latin tout proche de l’île de la Cité. Rappelons qu’à l’époque, la Seine se divisait en deux bras, l’un au Sud, sur son lit actuel, et l’autre s’étendant au Nord, vers Belleville et Montmartre. Ces deux bras encadraient d’importantes zones marécageuses, dont le Marais (d’où son nom !). Constitué de pêcheur et de bateliers, le peuple des Parisii s’est rapidement développé et la ville gallo-romaine, initialement sur la rive gauche, s’étant alors à l’île de la Cité. On peut voir une maquette de cette dernière au musée Carnavalet à l’époque. L’île de la Cité, cœur des pouvoirs Notre Mercedes devant le palais de justice C’est d’abord un palais servant de demeure au représentant de Rome ainsi qu’un lieu de culte dédié à Jupiter qui sont construits sur l’île

Par |5 avril 2020|Catégories : Paris|
  • L'horloge

Le Quai de l’Horloge à Paris

Paris Balade vous propose aujourd’hui une échappée belle sur l’île de la Cité. Prenons ensemble le Quai de l’Horloge qui sépare cette île de la rive droite de la capitale, entre le Pont-au-Change et le Pont-Neuf. Le quai fut bâti de 1580 à 1611, puis partiellement élargi en 1736 et 1816. Il s’y trouvait des boutiques autrefois occupées par des perruquiers. Le quai a porté le nom des Morfondus en raison de son exposition au vent du nord qui morfond les pétons lorsqu’ils le traversent en hiver. Au 19e siècle, on le nommait Quai des Lunettes car il était habité par de nombreux opticiens et lunetiers. L'Horloge Aujourd’hui, le quai doit son nom à la célèbre horloge qui décore la Tour de l’Horloge de la Conciergerie. Il s’agit de la première horloge publique à Paris (et en France) qui avait été offerte aux parisiens par Charles V en 1371. Ce fut une innovation extraordinaire quand on sait que  les cadrans solaires cédèrent la place aux horloges publiques sur les façades des mairies, des écoles et des hôpitaux à l’aube du 19e siècle seulement. L’horloge fut construite par Henri le Vic, horloger lorrain, qui s’installa à Paris en 1370. Il fut logé dans la tour par ordre du roi pour assurer la maintenance de l’horloge. Son traitement était de six sous parisis par jour. L’horloge était munie d’une cloche qui ne sonnait que pour les cérémonies royales et qui donna le signal de la Saint-Barthélemy, le massacre de protestants déclenché à Paris le 24 août 1572. Seule horloge publique pendant plusieurs siècles, elle subit de multiples transformations, chaque souverain lui apportant sa touche personnelle. Ainsi, Henri III ordonna d’orner l’horloge de sculptures de Jean Goujon. A

Par |28 mars 2020|Catégories : Paris|
  • musee de cluny paris

Le musée de Cluny et son histoire

Paris Balade vous raconte aujourd’hui l’histoire du musée de Cluny situé dans le quartier Latin à l’angle des Boulevards Saint Michel et Saint Germains des près. Un endroit à visiter si le Moyen Age vous intéresse. Des thermes Romains au musée de Cluny Hotel de Cluny en 1829 Les thermes de Cluny ont été construits entre le Ier et le IIIème siècle à l’époque Romaine. Elles mesuraient plus de 100 mètres de long et abritaient différentes pièces dont un complexe système de chauffe dans les souterrains. L’eau nécessaire provenait de l’aqueduc d’Arcueil qui acheminait de l’eau de Wissous. Durant les siècles qui suivirent, les thermes sont abandonnés et ne subsistent plus que des ruines et des jardins. Au XIVème siècle, le domaine est racheté par Pierre de Chalus, l’abbé de Cluny. Il y fait construire une magnifique demeure pouvant accueillir les membres de l’ordre bénédictin lors de leurs passages à Paris. Ces derniers s’y rendent notamment pour le collège de Cluny pour y étudier les lettres et la théologie. Jacques d’Amboise, un abbé de Cluny, agrandit le premier hôtel à la fin du XVème siècle. Treize années de travaux achèvent le bâtiment dans lequel se trouve aujourd’hui le musée de Cluny. Jusqu’à la Révolution, l’hôtel reste la propriété des abbés. Il sera pourtant mis à la disposition du pouvoir. Ainsi la veuve de Louis XII (1462-1515), Marie d’Angleterre (1496-1533) y demeurera avant son retour vers sa terre natale. A la Révolution, l’Hôtel devient bien national et Alexandre du Sommerard le rachète en 1821. Ce riche amateur d’art décide de la transformer en musée. Finalement l’état rachète l’hôtel et les collections pour en faire le musée de Cluny. Le bâtiment et les vestiges des

Par |4 mars 2020|Catégories : Paris|