Une petite Italienne à la mode : Autobianchi A112

 

Lancée en 1969, par la filiale de Fiat, Autobianchi, la Autobianchi A112 fut l’une des citadines les plus populaires sur le marché Français des années 70 et 80. Distribuée à l’époque par le réseau Chardonnet (également distributeur de Lancia), elle constituait l’une de ces citadines à la mode, très prisées des beaux quartiers (à l’image de la Mini). L’Action Automobile essaye ainsi les deux versions haut de gamme de la petite Italienne, la E et l’Abarh. Bonne lecture !

 

L’essai

 

Deux « minis » d’usage mixte, mais que l’on rencontre, le plus souvent, dans les villes. La E (Elégante) constitue souvent la seconde voiture, celle que Madame utilise pour aller faire ses emplettes, tandis que l’Abarth plait aux amateurs de petites voitures luxueuses, à tendance sportive.

 

Finition et équipement :

Dans les cas, la finition est de bon gout et de bonne qualité. L’équipement, assez complet sur l’Abarth, comprend un compte-tours, des manomètres de pression d’huile et température d’eau, un voltmètre et des appuis-tête. La E ne possède rien de tout cela, à l’exception du compte-tours qui est disponible moyennant supplément de 344 F.

A112 tableau de bord

Tableau de bord

 

Confort :

La suspension, bien qu’un peu ferme, n’est nullement incommodante, les sièges assurant un bon maintien sans raideur. Le silence de fonctionnement étant lié à la notion de confort, on regrettera le manque de discrétion du moteur.

 

Habitabilité :

Quatre personnes peuvent prendre place à bord pour un court trajet mais, pour un long voyage, deux personnes et leurs bagages, ainsi qu’éventuellement un enfant, rempliront complètement l’espace disponible.

 

Coffre :

Assez spacieux ; on appréciera la possibilité d’augmenter le volume en rabattant la banquette arrière, mais on regrettera la hauteur du seuil de chargement due à l’absence de rayon.

 

Moteur :

Qu’il s’agisse du 47 ch de l’A112 E ou du 58 ch  de l’Abarth,  le comportement est le même. Niveau sonore élevé, grande aisance à monter en régime, excellentes reprises eu égard à la faible cylindrée et enfin sobriété exemplaire (environ 6 l/100 à 75 km/h de moyenne à Montlhéry).

A112 performances

Performances

 

Transmission :

La commande d’embrayage, douce et progressive, et la précision du levier de vitesse rendent les changements de rapports extrêmement faciles.

 

Direction :

La démultiplication est correcte (3,25 tours), le rayon de braquage l’est aussi (8,90 m). La précision et le filtrage des réactions du train avant atteignent une qualité rarement rencontrée sur des voitures de faible cylindrée. L’agrément de conduite indéniable de l’Autobianchi doit beaucoup à cette direction.

 

Tenue de route :

Les 670 kg et 204 cm d’empattement procurent à cette voiture une agilité telle que son conducteur éprouve l’impression de pouvoir tout faire. Sur route sinueuse, en montagne par exemple, les virages les plus serrés sont négociés sans difficulté à des vitesses étonnantes, l’absence de roulis jouant un grand rôle dans ce comportement.

 

Freinage :

Equipée d’un double circuit de freinage et de disques à l’avant, l’A 112 E se comporte de manière satisfaisante lors des ralentissements. L’Abarth, en revanche, bien qu’équipée d’un servo, offre un freinage moins agréable dans la mesure où l’effet de l’assistance particulièrement important sur les roues avant provoque des blocages violents difficile à éviter en cas de freinage d’urgence, à plus forte raison sur route mouillée.

 

Conclusion :

Sobre et plaisante à conduire, l’A 112 E possède des arguments convaincants auxquels s’ajoute le bon gout de la finition. Si le moteur était moins bruyant et la suspension moins ferme, tout serait parfait.

 

POUR :

  • Maniabilité, tenue de route
  • Agrément de conduite
  • Silhouette
  • Faible consommation
  • Aisance moteur

 

CONTRE :

  • Confort moyen
  • Moteur bruyant
  • Habitabilité AR

Pour en savoir plus sur la marque Autobianchi, une seule adresse, celle du club : http://www.clubautobianchi.fr/