Le symbole sportif des années 60 : la Jaguar Type E

Lancée en 1961, la Jaguar Type E symbolise à elle seule les années 60. Sa ligne extraordinaire et ses performances hors du commun pour l’époque (240 km/h en pointe) s’accompagnaient alors d’un prix compétitif. Sa ligne sportive rappelle la Jaguar Type D, vainqueur des 24 heures du Mans en 1955, 1956 et 1957 ! Elle sera produite à plus de 70 000 exemplaires jusqu’en 1975.

Paris Balade vous propose de découvrir un essai de la Jaguar Type E réalisé en 1965 par la magazine Europe Auto. Bonne lecture !

L’essai

En adoptant un nouveau moteur 4 litres 2 à la place de l’ancien 3 litres 8, la Jaguar Type E n’a pas recherché une augmentation de puissance. Au contraire : des 265 chevaux qui animaient l’ancien modèle, 255 seulement se retrouvent à l’appel. En revanche le couple moteur a enregistré une augmentation de 2 Mkg, ce qui doit favoriser la souplesse et les reprises.

Objet des critiques les plus sévères, la boite de vitesses a été modifiée et tous ses rapports sont maintenant synchronisés. Une autre modification concerne le système de freinage. La pédale actionne un maître-cylindre agissant sur le servofrein et sur une soupape d’équilibrage de dépression. Le servofrein comporte un maître-cylindre double commandant les freins avant et arrière. Dispositif destiné à diminuer les déséquilibres de pression observés, surtout à l’arrière, sur l’ancien modèle.

Caracteristiques Jaguar Type E

Caractéristiques

La tenue de route de la Jaguar Type E est très bonne et le sur-virage du train arrière observé à très grande vitesse est plutôt un avantage pour la conduite sportive.

Sur une telle voiture, le choix des pneumatiques est capital. Pour qui n’aime pas les dérapages, le mieux est de monter des SP Sport, à condition de s’habituer à « l’effet de rail » des pneus à carcasse radiale. Pour qui ne craint pas les dérapages, les Roadspeed feront l’affaire et permettront une conduite plus sportive.

Le pilotage d’un véhicule de performances exigeant une position de conduite parfaite, on chercherait vainement sur la « E » des coussins moelleux, des accoudoirs veloutés ou même un cendrier efficace. Tout est sacrifié à la parfaite correction de la position de conduite. Le conducteur et son passager sont retenus par des sièges-baquets qui les empêchent de glisser en virage. La direction est réglable en distance, même en marche ; ce qui permet d’obtenir un angle très obtus entre les bras et les avant-bras ; angle nécessaire pour la bonne direction d’un tel véhicule.

Principale qualité :

Moteur encore plus souple et plus nerveux

Principal défaut :

Mauvaise disposition des pédales