La Mercedes 190 : la recherche d’une image plus sportive…

Lancée en 1982, la « Baby Benz » marque le début de la politique de Mercedes visant à toucher un public plus jeune et cherchant une voiture plus sportive que les statutaires berlines de la marque. La Mercedes 190 (nom de code W201) se décline d’abord dans deux versions essence (190 et 190E). Souhaitant affirmer le coté sportif du modèle, Mercedes lance la 2.3 16 soupapes en 1986. Le moteur, conçu en collaboration avec Cosworth, la boîte de vitesse inversée et le pont autobloquant affirment son caractère sportif. Paris Balade vous propose de découvrir un essai de la 2.5 16 soupapes paru en 1989 dans l’Auto journal.

Performances Mercedes 190E 2-5 16

Performances

L’essai

Lors de son apparition, il y a déjà cinq ans, celle que l’on appelait tout simplement la Mercedes 16 soupapes, avait fait sensation. Qu’en est-il aujourd’hui avec cette évolution de la cylindrée de 2,3 à 2,5 litres ?

Splendide isolement

C’est par une augmentation de la course qu’a été obtenue celle de la cylindrée de 2 200 à 2 500 cm3 ayant été conservée. Mais plus d’une pièce de ce quatre cylindres à la culasse 16 soupapes a été revue : vilebrequin, volant moteur, bielles, pistons, pompe à huile, arbres à cames, collecteur d’admission et d’échappement. Avouons que le résultat chiffré est un peu décevant. Il faut préciser aussi que le rapport volumétrique est descendu de 10,5 à 9,7. La puissance, elle, augmente bien de 19 ch pour atteindre
Mercedes 190 2-5 16 arriere204 ch. En revanche, la progression du couple n’est pas évidente. La vitesse maxi gagne quelques km/h et atteint 235 tout juste, seuil d’ailleurs revendiqué par Mercedes. En accélération, nous sommes descendus de 29,1 à 28,5s. Quant aux reprises, elles n’ont pas été améliorées. La position de conduite est très imparfaite. Le volant est trop grand, et surtout trop bas. Certes, l’équilibre de la tenue de route est toujours aussi sportif sans sous-virage. Mais le potentiel d’adhérence n’a pas évolué. Tenez, devinez quel pneumatique vous offre Mercedes ? Un vieux P6, ayant deux générations de retard. On aurait voulu un pneu moderne beaucoup plus efficace, sur sol mouillé. L’adhérence est souvent insuffisante et la motricité aussi. Pourtant, le différentiel spécial ASD équipe en série la 2,5-16. Rappelons qu’il s’agit d’un autobloquant au pourcentage d’environ 35% et, en-dessous de 30 km/h à 100% grâce à une commande électronique. Il est possible, par une commande au tableau, de remonter la suspension de 30 mm, soit de l’abaisser de 15 mm. Dans ce dernier cas, le Cx descend alors de 0,32 à 0,31. Nous n’avons pu mettre Tableau de bord Mercedes 190en évidence des gains chiffrables, soit en consommation, soit en vitesse ; il est toujours bon de pouvoir abaisser la garde au sol.

Si cette nouvelle Mercedes marque un progrès en performances sur sa devancière, elle reste moins brillante que ses rivales directes, tout en affichant un prix bien supérieur, surtout si vous commencez à plonger dans la liste des options. Mais la véritable déception vient du manque d’évolution du reste, au premier chef, les pneumatiques. Avant d’être une sportive, cette nouvelle 2,5 est d’abord une Mercedes jusqu’au bout de son trop grand volant. Cela entraîne quelques inconvénients mais aussi nombre d’avantages au rang desquels ceux qui ont construit la renommée de l’étoile.

Qualités Mercedes 190 2.5 16s :

  • Gain de puissance
  • Accélération en progrès
  • Comportement
  • Qualité de construction

Défauts Mercedes 190 2.5 16s :

  • Pneumatiques dépassés
  • Adhérence sur mouillé
  • Pas de gain en couple
  • Reprises

Prix : 318 000 F