La première classe E de Mercedes

Paris Balade vous propose de découvrir l’essai de la petite sœur de notre Classe S. L’équivalent, à l’époque, de la classe E (dénomination d’usine Mercedes W115 et W114). L’Action Automobile essaye ici le modèle 230, dans ses versions 4 et 6 cylindres. Vous noterez le lien de parenté au niveau du dessin de la carrosserie avec la Classe S, les deux modèles doivent, en effet, beaucoup au dessin de Paul Bracq. Bonne lecture !

L’essai

Dotées de carrosseries identiques, la 230/4 apparue en septembre 1973 fait un peu double emploi avec la 230/6, dont la présentation remonte à 1968. En effet, la différence de performances ne constituant pas un élément déterminant à l’heure actuelle, on peut se demander s’il est vraiment nécessaire de débourser 4 000 F de plus pour deux cylindres supplémentaires.

 

Finition et équipement :

La finition n’est pas cossue, il s’agit de voitures de « bas de gamme », mais elle est impeccable comme sur toutes les Mercedes. Dans les deux cas, nous trouvons en série lave-glace électrique, essuie-glace à deux vitesses, totaliseur kilométrique journalier, phares de recul et éclairage du coffre. On apprécie, en outre, le frein de stationnement qui est commandé au pied (la neutralisation s’effectue grâce à un bouton situé au tableau de bord).

Mercedes W115 tableau de bord

Tableau de bord

 

Confort :

La suspension, bien que filtrant mal les réactions dues à une route bosselée, assure un confort satisfaisant ; mais il n’en demeure pas moins regrettable que les sièges soient si durs, et que les appuis-tête soient en option.

 

Habitabilité :

Excellent, nous avons 147,5 cm de largeur aux coudes à l’avant et 147 cm à l’arrière. Il est donc possible de voyager à 5 sans diffucultés.

 

Coffre :

Immense (525 dm3) et d’un accès aisé : largeur 119 cm pour 43 cm de hauteur et 115 cm de profondeur. La roue de secours prend place verticalement à droite.

 

Moteur :

Le 4 cylindres 2,3L de la 230/4 ne procure que des performances d’un niveau modeste, tant du point de vue de la vitesse maxi que de celui des reprises. Il est de surcroit assez bruyant (ventilateur non débrayable). Le 6 cylindres, contre toute attente, présente, avec des performances légèrement supérieures, des caractéristiques d’utilisation identiques.

 

Transmission :

La commande d’embrayage donne entière satisfaction. Le levier de vitesse, agréable et bien placé, autorise des changements de rapports précis, mais peu rapides ; les verrouillages sont un peu trop fermes.

 

Direction :

D’une précision satisfaisante ; elle est très lourde, bien que trop démultipliée. La direction assistée, en option, représente une dépense de l’ordre de 2000 F. Le diamètre de braquage est correct (11 m) pour une voiture de ce gabarit.

 

Tenue de route :

Sans problème en utilisation touristique, elle se prête de mauvaise grâce à toute velléité de conduite rapide, en raison principalement de sa tendance marquée au sous-virage.

 

Freinage :

A l’image de la tenue de route, le freinage, très agréable en utilisation normale, donne quelques inquiétudes lorsqu’il est fortement sollicité. En effet, après deux tours du circuit de Montlhéry, la pédale atteignait presque le plancher.

Mercedes 230 performances

Mercedes 230 performances

 

Conclusion :

Ces Mercedes ont un peu vieilli ; cela ne retire rien à leur robustesse légendaire, ni à leurs qualités de voitures familiales, mais il leur est devenue difficile de soutenir la comparaison avec certains modèles de la concurrence.

 

POUR :

  • Habitabilité excellente
  • Construction sérieuse
  • Freinage (en utilisation normale)

 

CONTRE :

  • Performances modestes
  • Direction lourde
  • Manque d’agrément de conduite