L’essai de la Renault 5 : de la L à la LS

Nous vous proposons un essai de l’une des voitures françaises les plus populaires des années 1970, la Renault 5! Voiture la plus vendue en France de 1974 à 1983, elle marqua aussi l’arrivée de Renault dans le secteur des « mini ». L’essai présenté ici est réalisée par l’Action Automobile en 1974 dans son numéro spécial Salon.

L’essai

Apparue en 1972, remarquée pour son esthétique originale, conçue comme la voiture urbaine ou de liaison suburbaine, lancée avec l’appui d’une remarquable campagne publicitaire, la Renault 5 a immédiatement séduit. Elle a touché la clientèle qu’elle visait mais elle a également pénétré les quartiers chics en tant que voiture de ville.

Finition et équipement :

La finition correspond mal à cette voiture, qui se veut par ailleurs gaie et coquette : nudité de la planche de bord uniformément noire, teintes sombres des tapis de sol, assortiment douteux des couleurs externes avec celles des garnitures et revêtements intérieurs. En revanche, l’équipement est complet pour ce genre de voiture, très complet même sur la LS.

Confort :

C’est incontestablement le point fort de la « 5 » si on la compare aux autres minivoitures du marché, à tel point que parmi ces voitures, elle est la seule à pouvoir réellement se prévaloir d’une vocation routière aussi bien qu’urbaine.

Habitabilité :

128 cm de largeur aux coudes à l’avant, 123 à l’arrière. Les glissières de sièges avant ont été rallongées, ce qui empiétera, lorsque les sièges seront reculés à fond, sur l’espace réservé aux jambes des passagers arrière.

Coffre :

Encore l’un des points forts de la voiture : sans rabattre la banquette arrière, il mesure déjà 100 cm de large, 64 cm de profondeur et 40 cm de hauteur. Le hayon facilite au maximum l’accès.

Moteurs :

Ils ont fait leurs preuves dans les trois versions empruntées à la 4CV, à la R8 et à la R12 ! Les puissances vont de 33 à 64 chevaux. Par rapport à leurs rivaux (Mini Innocenti, A112), les moteurs se révèlent plus silencieux mais moins sobres.

Performances Renault 5

Performances Renault 5

Transmission :

Bonne commande d’embrayage et deux types de commande de boîte : au tableau ou au plancher (en série sur LS). Dans l’un ou l’autre des cas, cette commande est douce, précise et autorise une sélection rapide des rapports, par ailleurs bien échelonnés et bien synchronisés.

Direction :

Il faut 3,75 tours pour braquer d’une butée à l’autre ; c’est beaucoup pour une petite voiture, d’autant plus que cette direction demeure lourde à l’arrêt (parking) et que les moindres mouvements de roulis « pèsent » dans le volant, rendant le rappel en ligne assez violent.

Tenue de route :

Très sous-vireuse, la voiture se couche et se freine beaucoup en virage, même sur la LS où le contrôle de roulis est renforcé. Cette attitude est encore plus marquée en charge avec une altération du pouvoir directeur.

Freinage :

Tambours aux quatre roues sur la L : le freinage est efficace et la commande n’exige qu’un effort normal. Disques à l’avant sur la TL : il faut peser un peu fort sur la pédale pour s’arrêter rapidement, ce qui n’est plus le cas sur la LS, pourvue d’un servo.

Conclusion :

La Renault 5 est une incontestable réussite, d’autant plus qu’elle s’inscrit aujourd’hui dans une conjoncture qui lui est très favorable. Au charme de la voiture petite à l’extérieur mais grande à l’intérieur, elle ajoute des qualités de confort surprenantes et sa mécanique éprouvée est un gage de fiabilité.

POUR :

– Confort, silence
– Habitabilité, coffre
– Modèle éprouvé
– Performances (LS)

CONTRE :

– Consommation
– Finition
– Direction

Pour en savoir plus sur ce modèle, le site de l’Amicale Renault 5 : http://www.renault-5.net/