La Simca 1301 / 1501, la Français qui avait tout (presque) d’une Américaine…

Succédant aux 1300/1500 à partir de 1967, cette familiale fut produite jusqu’en 1976. Son dessin de « petite américaine » et sa finition « populuxe » la démarquaient du reste de la production Française de l’époque. Paris Balade vous propose un essai des versions 1301 et 1501 datant de 1974 et réalisé par l’Action Automobile.

L’essai

Apparus il y a dix ans et appelées à disparaître prochainement, ces deux modèles, particulièrement bien dessinés, s’ils demeurent encore actuels sur le plan esthétique ont passablement vieilli du point de vue du rendement et de l’agrément de conduite. Il leur reste l’habitabilité, importante pour une 7 CV dans le cas de la 1301 S.

Finition et équipement :

La finition est propre avec une tendance à « l’américanisation », en particulier au niveau du tableau de bord qui reprend l’instrumentation de la gamme 1100. L’équipement de la 1501 S comprend compte-tours, compteur partiel, température d’eau, jauge à essence et montre électrique, essuie-glace deux vitesses et pare-brise feuilleté. La 1301 S, d’une finition moins élaborée, n’a pas de compte-tours ni de pare-brise feuilleté.

Tableau de bord Simca 1301 1501

Tableau de bord

Confort :

Comme avec la plupart des voitures équipées d’un pont rigide, les réactions du train arrière compromettent quelque peu le confort général et celui des passagers en particulier. Les sièges, bien qu’assez mal dessinées, offrent des dimensions spacieuses.

Habitabilité :

Excellente pour quatre personnes même de grandes tailles. Espace disponible pour les jambes à l’arrière : 22 cm. Largeur aux coudes AV-AR : 137-136 cm.

Coffre :

Immense, il accueillera sans difficultés un volume important de bagages. Le seul problème pourrait se traduire, dans le cas d’un chargement lourd, par un déséquilibre de la voiture dû au porte-à-faux.

Moteurs :

Avec le 7 CV comme avec le 8 CV, on dispose d’un couple satisfaisant. L’inaptitude au régime est aussi importante que le bruit qui en résulte lorsqu’on roule pied au plancher, mais puisque, précisément, nous ne roulons plus pied au plancher…

Transmission :

Outre le fait qu’elle est bruyante, on regrettera la lenteur de passages des vitesses. La commande hydraulique de l’embrayage ainsi que la précision du levier n’en demeurent pas moins excellentes.

Direction :

Il s’agit de l’organe qui, incontestablement, pénalise le plus cette voiture. Elle est extrêmement lourde, beaucoup trop démultipliée, dotée d’un mauvais rayon de braquage et parfaitement imprécise. Cet exemplaire permet de mesurer les avantages d’une crémaillère par rapport au boîtier.

Tenue de route :

Performances Simca 1301 1501

Performances

En dépit d’une tendance au sousvirage et nonobstant les problèmes imputables à l’essieu rigide ou à la direction, les 1501-1301 S ont un comportement équilibré dans la majorité des cas. L’agrément de conduite n’en demeure cependant pas moins inexistant.

Freinage :

A disques à l’avant et équipés d’un servo, les freins sont efficaces, sans pour autant procurer au conducteur une confiance absolue. Ceci en raison d’une consistance spongieuse de la pédale qui rend difficile le dosage de la pression exercée. On ne constate pas de dégradation importante à chaud, mais seulement, parfois, un peu de fading.

Conclusion :

Le poids des ans pèse sur ces modèles, techniquement parlant. La direction, en particulier, n’est plus du tout au goût du jour. On retiendra, à l’actif de la 1301, le rapport cylindrée/habitabilité.

POUR :

  • Prix intéressant
  • Habitabilité
  • Esthétique
  • Equipement (1501 S)

CONTRE :

  • Direction lourde
  • Performances modestes
  • Confort moyen
  • Bruit à vitesse élevée