Un magnifique hôtel particulier à Paris : le musée Nissim de Camondo

Situé aux abords du Parc Monceau, le musée Nissim de Camondo constitue l’un des hôtels particuliers les plus remarquables de la capitale. Paris Balade l’a visité pour vous.

L’histoire

C’est l’architecte René Sergent qui bâti l’hôtel particulier de 1911 à 1914 à la demande du comte Moïse de Camondo. Riche héritier des Camondo, une famille ayant fait fortune en fondant l’une des plus grandes banques de l’Empire Ottoman à Istanbul, ce dernier s’intéresse peu à la finance. Gentleman élégant et sportif, il consacre beaucoup de temps à ses voyages et à ses loisirs. Dès 1895, il compte parmi les premiers propriétaires d’automobiles et prend part à la course Paris-Berlin en 1901.

Moise de camondo

Moise de Camondo

Collectionneur érudit d’œuvres d’art décoratif français du XVIIIème siècle dès les années 1890, il est de plus en plus absorbé par sa passion qui l’amène à faire reconstruire l’hôtel familial de la rue de Monceau. La construction de l’hôtel est librement inspirée du Petit Trianon, ou Pavillon carré, construit entre 1763 et 1768 par Ange-Jacques Gabriel dans le parc du château de Versailles. Côté jardin, à la demande du comte qui souhaitait profiter de la vue sur le parc Monceau, René Sergent a ouvert le plan en deux ailes perpendiculaires, de part et d’autre d’une rotonde centrale.

Salon Bleu musée Nissim de Camondo

Salon bleu

Le fil du comte, Nissim de Camondo est un patriote convaincu, il s’engage dès la mobilisation en 1914. En 1915, il passe dans l’aviation en qualité d’observateur et réussit un nombre considérable de missions photographiques pendant les batailles de Verdun et de la Somme. Promu lieutenant en juillet 1916, il obtient son brevet de pilote. Le 5 septembre 1917, lors d’une mission de reconnaissance, son avion est abattu en combat aérien.

Cette tragique disparition plonge Moïse de Camondo dans le désespoir, puis le détermine à léguer par testament son hôtel et ses collections à l’état français en 1924. « Désirant perpétuer la mémoire de mon fils, le lieutenant Nissim de Camondo, tombé en combat aérien le 5 septembre 1917 : je lègue au musée des Arts décoratifs mon hôtel tel qu’il se comportera au moment de mon décès […]. Il sera donné à mon hôtel le nom de « musée Nissim de Camondo », nom de mon fils auquel cet hôtel et ses collections étaient destinés. »

Après le décès de son père le 14 novembre 1935, Béatrice de Camondo veille à l’exécution du testament : le musée Nissim de Camondo est inauguré officiellement le 21 décembre 1936.

Cuisine musée Nissim de Camondo

Cuisine

La visite du musée vous emmènera des impressionnantes cuisines, entièrement carrelée de faïence blanche, y compris au plafond, aux nombreux salons de réception ou aux appartements privés du dernier étage. Un endroit magnifique pour visiter Paris tout en profitant de la quiétude du parc Monceau.

 

Information pratiques :

Adresse : 63 rue de Monceau, 75008 Paris

Horaires : du mercredi au dimanche, de 10h à 17h30

Entrée : 9 euros

 

Pour en savoir plus, le site du musée :

http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-nissim-de-camondo