L’épopée des grands cafés parisiens continue. Cette fois, suivez Paris Balade aux Deux Magots. Il s’agit de l’un des plus anciens et des plus célèbres cafés parisiens, endroit incontournable, prisé pour la classe, l’ambiance et la qualité du service. Ecoutez son histoire.

Les statuettes des deux magots

Les statuettes des deux magots

A l’origine du nom, deux statuettes pittoresques appelés « magots ». Elles étaient l’enseigne d’un magasin qui vendait de la lingerie en soie. Les magots évoquaient la Chine, pays d’origine de la soie.

En 1885, le magasin ferme ses portes et les lieux sont repris par un café qui conserve la même enseigne. Dès le début, l’établissement attire des hommes de lettres. En 1914, il prend l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui et devient l’un des rendez-vous incontournable de l’élite intellectuel. Dans les années 1920-1930, le café accueille les surréalistes sous l’égide d’André Breton. En 1933, un groupe de surréalistes y mènent une vive discussion concernant l’attribution du prix Goncourt à André Malraux pour La Condition humaine. Ils qualifient ce prix de trop académique et décident de créer leur propre récompense littéraire qu’ils nomment le prix des Deux Magots. Le premier prix est décerné à Raymond Queneau. Depuis, il est distribué tous les ans dans le célèbre café.

C’est à la terrasse du café les Deux Magots, qu’en janvier 1936, Picasso tombe amoureux de Dora Maar. Il travaillait sur la toile Guernica.

Les deux magots avantHemingway fréquente le café après la libération de Paris. Il l’évoque dans Paris est une fête : « Un jour, je rencontrais Joyce qui se promenait sur le boulevard Saint-Germain (…) Il m’invita à prendre un verre et nous allâmes aux Deux Magots où nous commandâmes des sherry secs ».

En 1973, le café sert de décor à une scène du film Les aventures de Rabbi Jacob lorsque le personnage Slimane se fait enlever par la police secrète de son pays rappelant l’enlèvement en 1965 de Mehdi Ben Barka devant la brasserie Lipp (elle-même située à quelques pas des Deux Magots).

Depuis 1919, le café est dirigé par la famille Mathivat qui veille, de génération à génération, à perpétuer les traditions. Intérieur dans le style art déco. Les deux statuettes chinoises de 1873 ornent toujours la salle du restaurant. Belle terrasse à l’ombre du clocher de l’église Saint-Germain-des-Prés. On s’y installe quand on veut être vu et pris en photo. Serveurs en chemise blanche, nœud papillon et gilet noir.

Le matin, prendre un copieux petit déjeuneur Hemingway. A midi déguster la salade Deux Magots ou la délicieuse omelette 3 saveurs. Le soir, se laisser tenter par un suprême de poulet au beurre de thym citronné. A n’importe quel moment de la journée, prendre un verre à la terrasse. Le chocolat chaud est un must ; il est encore fait à l’ancienne, à partir de carrés de tablettes !

Aujourd’hui, les Deux Magots est une institution. C’est l’endroit idéal pour passer un moment agréable entre amis ou en famille. Enfin, cerise sur le gâteau, Paris Balade peut vous déposer devant la brasserie après un voyage dans le temps en voiture de collection des années 60. C’est de la classe !

 

Où ?

6 Place Saint-Germain-des-Prés

75006 Paris

Tél. 01 45 48 55 25

www.lesdeuxmagots.fr

M° Saint-Germain des Prés

 

Quand aller à les deux magots ?

Tous les jours de 7h30 à 1h