Paris Balade vous raconte l’Opéra Garnier et son histoire. Un article pour tout savoir sur un des monuments les plus impressionnants de la capitale situé dans un huppé quartier Haussmannien.

La place de l’Opéra

La place a été réalisée de 1862 à 1864, en même temps que l’Opéra Garnier, dans le cadre des grands travaux d’urbanisme voulus par Napoléon III et mis en oeuvre par le baron Haussmann, alors préfet de la Seine. Elle a été conçue afin de permettre au piéton d’admirer la façade de l’édifice ainsi que de  faciliter la circulation à cet endroit névralgique de la capitale. En effet, la place est au carrefour d’axes qui la relient à la gare Saint Lazare (rue Auber), à l’église de la Madeleine (boulevard des Capucines), à la place Vendôme (rue de la Paix), à la place de la Bourse (rue du Quatre Septembre), à l’Arc de Triomphe (boulevard Haussmann) ou, enfin, au Palais Royal et au Louvre (avenue de l’Opéra). Derrière le théâtre de l’Opéra, les grands magasins du Printemps et des Galeries Lafayette.

La place de l’Opéra est au cœur d’un quartier d’art musical, d’affaires et de commerces mais c’est aussi un lieu touristique privilégié.

Opéra Garnier et histoire

En 1861, le projet du jeune architecte Charles Garnier (il n’avait alors que 35 ans !) a été sélectionné parmi 171 propositions. Le jour de la présentation des plans devant le jury, l’impératrice Eugénie, favorable au projet de Viollet-le-Duc, interpella l’architecte : « Quel est donc ce style ? Ce n’est pas du grec, ni du Louis XV, ni du Louis XVI ! » Garnier ne se laissa pas intimider : « C’est du Napoléon III ! » La réponse plut à l’empereur qui était aussi présent. Il décerna le premier prix à Garnier. Le style Napoléon III est né.

Fantôme de l'opéraL’inauguration de l’édifice eut lieu le 5 janvier 1875 en présence du président de la République, Mac-Mahon, et de la famille royale espagnole. Le pavillon qui, sur le flanc gauche, donne accès à la loge privée de l’empereur est devenu inutile : Napoléon III, mort deux ans auparavant, ne verra pas le bâtiment qu’il a commandé. Quant à Charles Garnier, on raconte qu’il aurait dû payer sa place pour assister à l’inauguration de sa propre salle d’opéra.

Saviez-vous que :

  • L’acoustique de la salle est due essentiellement à la construction ? Il suffit de chuchoter sur scène pour que le ton monte en volume et inonde la salle. En revanche, il faut parler très fort pour que les paroles prononcées en salle se fassent entendre sur scène.
  • Le lustre de la salle pèse 8 tonnes ? Il est descendu une fois par an pour le nettoyage.
  • La scène peut contenir 450 figurants ?
  • Le plafond actuel date des années 60 ? L’ancien plafond étant dans un état dégradé, André Malraux décida de confier à Chagall la réalisation d’une fresque gigantesque de 240 m2 représentant 14 scènes des plus célèbres opéras et ballets.
  • Depuis 1982, quatre ruches sont installées sur le toit du bâtiment à l’initiative d’un accessoiriste de l’Opéra ? La production de miel est vendue dans la boutique de l’Opéra.
  • L’Opéra a sa propre légende de fantôme ? Paris Balade vous la raconte. Nous sommes en 1873. Un incendie ravage le conservatoire de la rue Le Peletier. Les flammes défigurent le visage du jeune pianiste Ernest. Quant à sa fiancée, une ballerine du conservatoire, elle perd la vie dans le sinistre. L’inconsolable Ernest se réfugie dans les souterrains de l’Opéra, alors en pleine construction. Il ne les quitte jamais. Il vit à proximité d’un réservoir d’eau construit sous l’opéra afin d’en stabiliser les fondations et de servir de réserve d’eau en cas d’incendie. Des événements inexpliqués se déroulent à l’Opéra : le grand lustre se décroche et tue un spectateur assis à la place numéro 13 ; un machiniste est retrouvé pendu ; une danseuse fait une chute depuis la galerie et perd la vie ; un individu mystérieux exige qu’on lui réserve la loge numéro 5 (cette loge est toujours visible dans la salle). Tous ces événements sont attribués au fantôme de l’Opéra, alias Ernest, qui rôde dans les souterrains du bâtiment. En 1910, l’écrivain Gaston Leroux s’inspire de la légende pour écrire son célèbre roman Le fantôme de l’Opéra.

L’hôtel Intercontinental Paris le Grand

Café de la paixHôtel de luxe construit entre 1861 et 1862 en vue de l’exposition universelle de 1867. A la fin du 19e siècle, l’hôtel s’équipe de salles de bains à l’étage et même dans quelques appartements privilégiés. Les 700 chambres bénéficient d’un éclairage électrique. Dans son roman Nana, Emile Zola utilise une chambre du 4e étage pour décor de la mort de Nana.

L’hôtel est surtout connu pour le restaurant Café de la Paix situé au rez-de-chaussée, un véritable haut-lieu de la vie artistique à Paris. Victor Hugo y organise des banquets. Maupassant et Proust figurent parmi les habitués. Le Café de la Paix accueille les premières projections du cinématographe. En 1948, il abrite le tournage de la première émission télévisée transmise en direct de la France vers les Etats Unis avec la participation d’Yves Montand, Maurice Chevalier et Henri Salvador. Pendant les années 50, Marlène Dietrich fréquente le restaurant suivie d’une foule d’admirateurs.

Pour en savoir plus sur l’histoire de l’Opéra Garnier et pouvoir l’admirer de près, Paris Balade vous propose d’embarquer pour une visite guidée de la Rive Droite Parisienne. Ce parcours insolite et original débutera devant les marches de l’Opéra Garnier où un chauffeur guide passionné d’histoire vous attendra près d’une authentique voiture de collection des sixties.