La Citroen GS Spécial et 1220

Dans son numéro spécial Salon d’Octobre 1974, l’Action Automobile essaye la Citroen GS 1220. Présentée en 1970, elle constitue l’un des plus grand succès de la marque aux chevrons puisqu’elle fut produite à plus de 2,5 million d’exemplaires. Elue voiture Européenne de l’année en 1971, elle fut également équipée d’un moteur rotatif, dont la carrière fut écourtée par la crise pétrolière. Paris Balade vous propose un essai des versions Spécial et 1220. Bonne lecture.

L’essai

Sans doute les plus confortables des 6 et 7 CV disponibles, les GS, en raison aussi de leurs qualités routières, ont séduit bon nombre de conducteurs. Il ne leur manque pour un succès complet qu’une fiabilité mécanique accrue et une diminution du prix de revient de certaines réparations.

Finition et équipement :

Un peu « tape à l’œil », la finition de la GS Club peut être appréciée ; c’est une affaire de goût. Il est certain, en revanche, que la sellerie, aussi bien en ce qui concerne les sièges que les garnitures de portes, est de qualité médiocre. Mêmes reproches pour la GSpecial qui est évidemment plus pauvre. L’équipement, moyen sur la Spécial, est complet sur la 1220.TDB Citroen GS

Confort :

Dans ce domaine, la GS est inattaquable. Les sièges, très bien dessinés et rembourrés, conjugués à la suspension hydropneumatique, vous donnent l’impression de voyager sur un tapis volant. Le niveau sonore général, très correct, contribue également au confort.

Habitabilité :

Spacieux pour 4 personnes, l’habitacle offre une largeur aux coudes de 135 cm à l’avant et 133 cm à l’arrière, pour une excellente hauteur sur sièges de 87 cm à l’avant et 85 cm à l’arrière. L’espace pour les jambes à l’arrière est de 19 cm.

Coffre :

D’un volume excellent (465 dm3), on apprécie la faible hauteur du seuil de chargement et la forme parfaitement parallélépipédique, mais l’accès est malaisé.

Moteur :

Autant la Spécial demande à être sollicitée pour obtenir un rendement satisfaisant, autant la 1220, avec un couple supérieur, offre de larges possibilités d’exploitation. La vitesse de pointe, excellent dans les deux cas, eu égard à la cylindrée, provient pour une bonne part de l’aérodynamisme de la carrosserie.

Transmission :

Si la commande et l’efficacité de l’embrayage ne peuvent être critiquées, il n’en est pas de même pour la boite de vitesses, dont la commande pourrait gagner en précision. On note par ailleurs des sifflements en décélération.

Direction :

Bien qu’assez démultipliée (près de 4 tours de volant), la précision est remarquable ainsi que l’absence de réactions. Légère, enfin, elle procure une conduite détendue.

Tenue de route :

Fortement sous-vireuse en conduite rapide, elle offre toutefois une marge de sécurité importante. Dans des conditions d’utilisation normale, elles semblent guidées par des rails et n’accusent pas un roulis trop important.

Performances Citroen GS

Les performance de la GS

Freinage :

A l’image de la tenue de route, il est exceptionnel. La course de la pédale, bien que courte, ne pose pas de problèmes pour le dosage. L’efficacité, comme la tenue à chaud, ou la stabilité, donnent entière satisfaction.

Conclusion :

Bonnes voitures mixtes, mais, paradoxalement pour des 6 et 7 CV, beaucoup plus agréable sur la route qu’en ville, les GS figurent, dans leur catégorie, parmi les meilleures.
Il suffirait de quelques améliorations de la finition et de la transmission pour prétendre à une supériorité incontestable.

Pour :

– Tenue de route
– Confort
– Direction
– Freinage

Contre :

– Finition
– Consommation
– Commande boîte
– Frais d’entretien

Pour en savoir plus sur ces modèles, voici un site très complet (on y trouve un très utile guide de l’acheteur):

http://www.gs-gsa.org/