La Mercedes 180 et sa ligne Ponton

Lancée en 1953, la Mercedes W120, communément appelé « Ponton » pour sa ligne moderne, marque le premier modèle entièrement nouveau de la marque à l’Etoile après la guerre. Paris Balade vous propose de découvrir un essai de la Mercedes 180 réalisé par l’Auto journal en 1954 pour son numéro spécial Salon. Bonne lecture !

L’essai

Les voitures Mercedes ont toujours été appréciées pour leurs qualités de fini, de confort et de robustesse, et les dirigeants des usines de Stuttgart ont encore à cœur, aujourd’hui, de veiller jalousement au respect de cette tradition. La Daimler-Benz fait actuellement un gros effort en vue de renouveler totalement ses modèles, dont quelques-uns gardaient, il y a peu de temps encore, l’empreinte de l’avant-guerre.
La 180 a été le premier échelon de ce nouveau programme et est devenue le « cheval de bataille » de la firme allemande.

Mécanique

Le groupe est le 4 cylindres en ligne de 1 763 cm3 à soupapes latérales, que l’on trouvait déjà sur la 170 S et même sur la 170 V. Ce moteur de conception relativement ancienne développe 52 CV à 4 000 tr/mn, ce qui lui assure la puissance au litre honorable de 29,5 CV.

Caractéristiques Mercedes 180

Caractéristiques

Les performances que nous avons enregistrées révèlent une légère amélioration par rapport à celles que nous avions précédemment notées sur la 170 S. La vitesse maximum dépasse légèrement 120 km/h, et nos mesures d’accélération dénotent une nervosité très acceptable sur les intermédiaires.

La consommation est très intéressante. Il nous parait difficile de dépasser 12 litres aux 100 km en conduite très rapide sur routes variées, et la consommation moyenne est 9 à 10 litres aux 100 km.

Tenue de route

Le freinage de la voiture ne nous a jamais causé d’ennuis, et la tenue de route fut une heureuse surprise, car elle demeure largement suffisante, compte tenu de ses possibilités.
D’une grande précision, la direction est étonnamment douce et exempte de toute réaction.

Carrosserie

Les lignes de la Mercedes 180 constituent, à notre avis, un heureux compromis entre le traditionalisme et un rajeunissement radical qui s’avérait de plus en plus nécessaire. L’étude de l’habilité ou de la visibilité ne peut également donner leur qu’à des observations favorables.

Accessoires

En ce qui concerne la climatisation, on peut déplorer que la Mercedes 180 ne dispose pas déflecteurs, mais le chauffage est extrêmement complet.
Enfin le volume utile du coffre à bagages est assez inhabituel pour qu’il mérite d’être souligné. La finition et l’équipement général ne méritent guère non plus de reproches, car tout semble soigné et rien d’important n’a été oublié.

Conclusion

Bien qu’étant dotée de possibilités relativement modestes en ce qui concerne les performances, cette voiture permet, néanmoins, d’effectuer de longs voyages à des vitesses largement suffisantes dans la plupart des cas et dans des conditions de confort qu’ignore généralement l’usager de la voiture Européenne. Sa sobriété n’est pas non plus négligeable, et la qualité de sa finition ne peut qu’impressionner favorablement le plus sceptique.
Cet ensemble de qualités a permis à la Mercedes 180 de remporter la Coupe d’Europe 1954 de 1,5 à 2,5 litres de l’Auto-journal.