La Vespa 400, une petite Italienne produite en France

Lancée en 1957 pour concurrencer la Fiat 500. Elle sera aussi assemblée en France par la société ACMA jusqu’en 1961. Paris Balade vous propose de découvrir un essai de la Vespa 400 réalisé en 1960 par l’Auto-Journal. Bonne lecture !

L’essai

Le moteur de la Vespa 400 est un bicylindre en ligne, deux temps, refroidi par air, d’une technique unique en son genre dans la construction française. Sa course et son alésage sont égaux à 63 mm et, pour une cylindrée exacte de 393 cm3, il atteint la puissance réelle de 14 CV à 4 350 tr/mn. Autre particularité : l’admission s’effectue à hauteur du vilebrequin et ce sont les manetons qui assurent la distribution des gaz frais. Cette technique a permis de réduire le pourcentage d’huile mélangé à l’essence à 2% et, depuis l’adoption d’un mélangeur semi-automatique, la manipulation des bidons est supprimée. Ce moteur deux temps ne fume pour ainsi dire pas non plus et le seul inconvénient est un léger déséquilibre au ralenti qui va parfois secouer l’arrière de la voiture.

En revanche, il accepte aisément de monter très haut en régime. Notons que le constructeur applique une garantie totale sur le moteur de 50 000 km ou deux ans d’usage ! En vitesse maximum, nous avons atteint 90 km/h, tandis que nos essais de consommation moyenne nous donnaient le chiffre de 5,2 litres, ce qui représente une baisse sensible d’essence par rapport au précédent modèle essayé.

Bien que des progrès aient été faits dans le domaine de l’insonorisation, la Vespa 400 reste une voiture bruyante, surtout sur les intermédiaires.

Le freinage est satisfaisant en usage normal, mais on enregistre toujours à grande vitesse quelques déports sur coup de frein brutal et la pédale manque un peu de progressivité.

Caractéristiques Vespa 400

Caractéristiques

La direction, très douce, et la stabilité assez particulière, demande de s’habituer à la voiture avant d’aborder les virages rapidement. A vitesse moyenne, elle se laisse conduire très facilement et la suspension peut être considérée comme une réussite surtout si on la compare aux autres voitures équipées de roues aussi petites.

A l’intérieur, le confort des sièges a été amélioré et la place pour les jambes est largement suffisante grâce au système de réglage. La garde au toit est correcte, tandis que la largeur intérieure est évidemment un peu juste. A l’arrière, un emplacement peut recevoir, soit des bagages, soit des enfants.

Notons encore une climatisation bien étudiée, une visibilité qui présente des points faibles et un équipement général simple, mais relativement complet. La manœuvre de la capote est aisée, mais ses pattes de fixation en position ouverte sont fragiles.