Une sportive Italienne au moteur mythique, l’Alfa Romeo GTV6

Paris Balade vous propose un essai de la sportive transalpine Alfa Romeo GTV6 réalisé en octobre 1981 par l’Auto-Journal pour son numéro spécial Salon de Paris, bonne lecture !

 

L’essai

Amenée comme il se doit sur l’anneau de vitesse de Montlhéry, la voiture a tourné avec le conducteur seul à bord à 213,34 km/h. Cette vitesse correspond en cinquième à un régime de 6000 tr/mn.

Au contraire, nous retombons dans les chiffres officiels en ce qui concerne les accélérations. Les 400 mètres départ arrêté ont été couvert en 16s et le kilomètre en 29,7s.

En bref l’Alfa Romeo GTV6 démontre de manière péremptoire ce que peut apporter un V6 réussi par rapport à son homologue raté. Si l’on compare le V6 PRV au moteur Italien, les chiffres ne sont pourtant pas éloignés : 165 ch à 6 000 tr/mn et 234 mkg à 4 200 sur la Tagora. Il n’empêche qu’à l’utilisation l’abîme s’entrouvre. La V6 à 60° de la GTV6 est non seulement d’une puissance très agréable à tous les régimes mais il fait preuve en outre d’une souplesse et d’un équilibre général très supérieur à la moyenne. Sur autoroute, en montagne ou en ville, la GTV est partout à l’aise, avec un velouté qui n’a d’égal que la beauté du bruit à l’échappement.

Hélas ce bel enthousiasme doit s’atténuer si l’on s’intéresse à la boite de vitesse. Les synchros, fermes au demeurant, sont efficaces mais les débattements du levier sont vraiment trop importants. De plus, la course de l’embrayage est démesurément longue.

Alfa Romeo GTV6 performances

Performances

Le coupé Alfa Romeo GTV6 n’est certes pas difficile à conduire. Il possède en ligne droite une stabilité directionnelle évidente et les pneus Pirelli P7 monté sur notre voiture d’essai ajoutaient, comme on s’en doute, à ses possibilités normales d’adhérence. Mais ce qui est vrai à vitesse moyenne ne l’est pas obligatoirement en conduite à très grande vitesse et spécifiquement sportive.

Comme on s’en doute, la présence de pneus aussi caractéristiques que le P6 n’ajoute rien au confort. Les résultats sont cependant acceptables pour l’amateur, en partie grâce aux sièges. Les freins sont puissants, bien équilibrés et leur endurance est satisfaisante sur route alors qu’en circuit ils laissent apparaître assez rapidement quelques défaillances.

 

Intérieurement, le tableau de bord de l’Alfa Romeo GTV6 est cossu. Il est agréable à regarder et en même temps plutôt pratique. Les sièges sont bien dessinés, enveloppants et confortables. Le volume utilisable à l’avant est important au niveau des jantes mais le pare-brise extrêmement incliné laisse peu de place à la hauteur du front.

 

Avec sa puissance administrative de 14 CV, le coupé Alfa Romeo GTV6 échappe à la grosse vignette. Il présente cependant les performances d’une voiture de forte cylindrée, grâce aux qualités de puissance et d’aisance de son moteur. Cela étant, je regretterai d’autant plus le manque de maniabilité de la boite de vitesses, la trop longue course de la pédale d’embrayage et, surtout, la lourdeur de la direction.