La Place de la Sorbonne et son histoire

Lorsque vous flânez dans le Quartier latin, faites une halte à la petite place de la Sorbonne. Longue 72 m et large 35 m, elle a été créée en 1639. La place doit son nom à l'université de la Sorbonne. Bordée de boutiques et  de cafés, aménagée de façon piétonne, dominée par la statue du philosophe Auguste Comte et d’un bassin à jets d’eau, la place donne sur le boulevard Saint-Michel. Faire une pause dans l’un des charmants cafés-terrasses ; à l’ombre bienfaisante des arbres, on a l’impression de se trouver dans un îlot de fraîcheur et de quiétude. Admirer les bâtiments remarquables. Aux  numéros 1 à 3, le collège de Cluny.  Au numéro 6, la librairie philosophique J. Vrin fondée en 1911. La chapelle Sainte-Ursule donne sur la place ainsi que l'une des entrées de l'université de la Sorbonne. Lieu symbolique depuis les évènements de Mai 68, la place de la Sorbonne est devenue un endroit de protestation étudiante, notamment lors du mouvement contre le contrat première embauche en 2006, où elle fut interdite d'accès pendant plusieurs jours. En passant près de la Sorbonne, vous êtes-vous demandé quelle était l’origine du nom de la célèbre institution ? Paris Balade vous raconte son histoire. Le fondateur de la Sorbonne, Robert de Sorbon, est né en 1201 à Sorbon, village situé entre Reims et Charleville-Mézières. Issu d’une famille modeste, il s’oriente vers le clergé afin d’accéder à une meilleure condition. Il s’installe à Paris et suit des cours de théologie. Devenu maître en théologie, Robert de Sorbon acquiert une réputation d’orateur et de prédicateur. Il est remarqué par le roi Saint Louis, qui en fait son chapelain – le religieux le plus proche du souverain, conseiller et homme

Par |28 avril 2019|Catégories : Histoire, Paris|

L’histoire du sapin de Noël

Le sapin fait partie de la décoration traditionnelle de Noël. En raison de son feuillage persistant, il symbolise l’immortalité et le renouveau de la vie. Paris Balade vous raconte sa longue histoire. L’origine du sapin de Noël ne fait pas l’unanimité. Pour certains, il remonte au temps du paganisme ; d’autres lui attribuent une origine gauloise ou germanique. Dans les temps païens, un épicéa décoré avec des fruits, des fleurs et du blé, est planté devant la maison autour du 21 décembre, lors du solstice d’hiver, pour rappeler la renaissance du soleil. En 354, l’Eglise institue la célébration de la naissance du Christ, le 25 décembre, pour rivaliser avec cette fête païenne. Selon les adeptes de l’origine gauloise de l’arbre de Noël, la coutume du sapin décoré remonterait au missionnaire St Colomban. Vers 573, Colomban quitta l’Irlande pour rejoindre la Gaule où il fonda en 590 le monastère de Luxeuil au pied des Vosges. Un soir de Noël, entouré de ses condisciples, Colomban se rend au sommet de la montagne où s’érige un imposant sapin, objet de culte païen. Les moines accrochent leurs lanternes à l’arbre et dessinent une croix lumineuse au sommet. Colomban se met à raconter les merveilles de la naissance de Jésus aux paysans accourus voir ce spectacle ; il en convertit plusieurs lançant ainsi la coutume d’installer chaque année des sapins illuminés. Une légende raconte que St Boniface, moine évangélisateur allemand de la fin du 7e siècle, voulait convaincre les druides germains que le chêne n’était pas un arbre sacré. Il en fit donc abattre un ; en tombant, l’arbre écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage à l’exception d’un jeune sapin. Boniface qualifia ce pur hasard de miracle et déclara

Par |24 décembre 2018|Catégories : Histoire|

La Tour Saint Jacques et son histoire

A quelques pas de l’Hôtel de ville, la Tour Saint Jacques culmine à plus de 50 mètres. Elle veille sur le quartier de Châtelet depuis 1523. Paris Balade vous raconte aujourd’hui son histoire. Une étape vers Saint-Jacques de Compostelle Eglise Saint Jacques la boucherie Vers les années 810, guidés par une étoile brillante, des bergers espagnols découvrent le sarcophage contenant la dépouille de l’apôtre Saint-Jacques au milieu d’un champ. Une église est alors bâtie sur ce champ de l’étoile, Campus Stellae en latin : Compostelle et son célèbre pèlerinage viennent de naître. Ce pèlerinage va rapidement devenir l’un des plus importants du moyen-âge avec ceux de Rome et Jérusalem. Ainsi les pèlerins venant du Nord ou des Iles britanniques prennent un chemin passant par Paris. Au XIème siècle, il est donc décidé de construire un lieu de culte servant de point de rendez-vous pour les pèlerins : l’église Saint-Jacques-la-Boucherie. Elle doit ce nom à sa proximité avec le quartier de la « Grande Boucherie » qui regroupe les bouchers Parisiens installés sur les bords de la Seine. Ce surnom permet également d’éviter toute confusion avec d’autres églises consacrées à l’apôtre Jacques. Durant la Révolution, l’église est détruite et seul le clocher, baptisé tour Saint Jacques reste debout. Au début du XIXème siècle, un fabricant de plombs de chasse s’offre la tour et utilise sa hauteur de plus de 50 mètres pour faire tomber du plomb en fusion dans une cuve d’eau froide située en contre-bas. La restauration de la tour Saint Jacques C’est en 1836 que la ville de Paris se porte acquéreur de la tour Saint Jacques. Dans un premier temps, les nombreuses statues représentant des saints, ainsi que la statue de Saint Jacques le Majeur

Par |28 avril 2018|Catégories : Histoire, Paris|

L’histoire de la Place Vendôme

De place en place, suivez Paris Balade et (re)découvrez les trésors de la capitale. Cette fois, nous vous proposons une balade sur la place Vendôme qui est incontestablement l’une des places parisiennes les plus célèbres. Aux environs de 1680, sur les terrains qui s’étendent au nord de la rue St Honoré, François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, décide, en qualité de surintendant des Bâtiments, la construction d’une grande place en forme de rectangle qui servirait de cadre à une statue équestre de Louis XIV. A cette fin, Louvois achète l’hôtel de Vendôme qui se trouvait à l’emplacement de la place actuelle et qui était bâti pour César de Vendôme, fils naturel d’Henri IV et de Gabrielle d’Estrées. L’architecte favori de Louis XIV, Jules Hardouin-Mansart, est chargé de tracer les plans des immeubles. La place sera bordée de vastes bâtiments publics dont l’hôtel de la Monnaie, l’hôtel des Ambassadeurs, la bibliothèque royale et l’hôtel des Académies. Observons la géométrie de la place qui est celle d’un rectangle en pans coupés de 213 m sur 124, ce qui aboutit à une forme octogonale irrégulière. En fait, puisque l’argent fit défaut, Louvois décida de couper les angles pour réduire la surface à bâtir. Au fil des événements historiques, la place subit des transformations. Pendant la Révolution, elle fut rebaptisée place des Piques et on remplaça la statue du Roi Soleil par une statue de la Liberté. Puis, Napoléon ordonna la construction de la colonne Vendôme pour rendre hommage aux armées impériales. La colonne atteint 43,50 mètres de hauteur et présente une ornementation originale de bas-reliefs de bronze disposés en spirale, retraçant les scènes de la campagne victorieuse. Le métal a été fourni par la fonte des 1200

Par |5 avril 2018|Catégories : Histoire, Paris|

L’Epiphanie et son histoire

Le jour des rois Mages. Epiphaneia signifie apparition en grec. Les trois Mages, Melchior, Gaspard et Balthazar, sont venus d’Orient, guidés pas la lumière seule d’une étoile, pour rendre hommage à l’enfant Jésus né à Bethleem. Melchior, le plus âgé, offrit l’or ; Gaspard, le plus jeune – l’encens ; Balthazar, le noir – la myrrhe. Si l’Epiphanie est une fête religieuse, la délicieuse galette garnie à la crème d’amande à l’intérieur de laquelle est placée une fève, trouve ses racines lointaines dans la fête romaine des saturnales qui se tenait en janvier. Les soldats avaient pour habitude de tirer au sort, grâce à une fève, un condamné à mort qui serait « roi » le temps des festivités. Il pouvait alors commander tout ce qu’il lui plaisait. A la fin des réjouissances, le malheureux était exécuté. Aujourd’hui, celui qui trouve la fève est sacré roi, et choisit sa reine pour le reste de la journée. L'adoration des Mages peint par Matthias Stom (vers 1600-1650) Les premières fèves en porcelaine apparurent à la fin du 18e siècle. La Révolution française vit apparaître la « galette de l'Égalité », dépourvue de fève, qui permettait de poursuivre la tradition du gâteau partagé sans élire un roi. Selon le principe de la « galette de l'Égalité », la galette offerte chaque année au président de la République française ne contient pas de fève puisqu’il n’y a plus de roi en France ; donc il n’y a pas de couronne et pas de reine non plus. Il existe aujourd’hui une multitude de fèves que collectionnent les fabophiles. Quant à la galette même, elle vient du gâteau qu’on offrait au suzerain, tel les présents des rois mages, à l’occasion de l’acquittement des redevances féodales. Au fil du temps,

Par |7 janvier 2018|Catégories : Histoire|

Le jardin du Luxembourg à travers des femmes illustres

Saint Geneviève Paris Balade vous donne rendez-vous au Jardin du Luxembourg. De nombreuses activités vous y attendent. Exposition photos affichées sur les grilles du parc. Concerts gratuits ou lecture publique dans le kiosque à musique. Manger une crêpe au nutella à la Buvette des marionnettes. Jeux de boules, jeux d’échecs, tennis. S’initier à l’apiculture au rucher. Promenade à poneys et courses de voiliers en bois sur le bassin pour vos enfants. Bain de soleil confortablement assis sur une chaise verte. Etudier des variétés d’arbres (presque 3000 !) et de plantes. Admirer l’architecture du Palais de Luxembourg. Enfin, vous pouvez tout simplement flâner à l’abri des palpitations de la capitale. Marie Stuart Aujourd’hui, Paris Balade vous propose de découvrir le jardin à travers quelques femmes illustres – reines, saintes ou célébrités - qui ont marqué l’histoire. Il s’agit d’une série de 20 sculptures disposées depuis le milieu du 19e siècle le long de la promenade qui surplombe le parterre central et le grand bassin. Œuvres d’artistes différents, les statues sont en marbre blanc et mesurent entre 2,30m et 3,80 m de hauteur. Elles reposent toutes sur un piédestal comportant en médaillon le nom, les qualités et les dates de naissance et mort de la personnalité représentée. Lors du parcours, vous rencontrerez par exemple Sainte Geneviève, la patronne de la ville de Paris, Marie de Médicis et Anne d’Autriche, la comtesse de Ségur ou Marie Stuart, reine du royaume d’Ecosse. Saviez-vous que ? Marie de Médicis Le palais du Luxembourg a été construit à la demande de Marie de Médicis qui, après le décès d’Henri IV, n’avait plus envie de loger au Louvre. Le palais porte le nom du duc François du Luxembourg,

Par |2 août 2017|Catégories : Histoire, Paris|

L’Opéra royal à Versailles hier et aujourd’hui

Les créateurs du château de Versailles sont Le Vau, premier architecte, Le Nôtre, jardinier et paysagiste, et Le Brun, premier peintre et créateur de sculptures. A partir de 1683, l’architecte Mansart dirige la troisième tranche de travaux. Ainsi, le Roi Soleil fait transformer le petit pavillon de chasse de Louis XIII en un édifice de prestige entouré d’immenses jardins et de jets d’eau. Plus de 36 000 ouvriers participent au chantier. A la fin du 17e siècle, Versailles devient le plus grandiose palais de l’Europe, symbole de la monarchie absolue. Aujourd’hui, le château compte 700 pièces et 2153 fenêtres, 35 km de canalisations ; le Grand canal est entouré de 5,5 km de margelle ; la Galerie de glaces, longue de 73 m et large de 10, est dotée de 357 miroirs. Quant à l’ Opéra royal, bijou moins connu de la collection du domaine du château, sa construction est ordonnée par Louis XV et confiée à l’architecte royal Ange-Jacques Gabriel, auteur de la Place de la Concorde et de l’Ecole militaire. L’idée de construire une salle de spectacles digne d’abriter des représentations grandioses date de Louis XIV. Plusieurs propositions ont été soumises au roi mais aucune n’a retenu son attention. Gabriel envoie des architectes français en Italie pour visiter les plus belles salles et collecter toutes les informations techniques qui permettront à Versailles de se doter d’un théâtre splendide, capable d’accueillir un public nombreux. Le premier machiniste du roi, Blaise-Henri Arnoult, est chargé de l’aménagement de la machinerie. Grâce à un ingénieux système de planchers mobiles mus par des treuils, il parvient à créer une salle modulable à utilisation multiple telle que salle de théâtre, salle de bal ou salle de festin. Notre Opéra royal est inauguré le

Par |27 juin 2017|Catégories : Histoire|

La place Saint Sulpice

Paris Balade vous propose aujourd’hui une promenade sur la place Saint Sulpice. Lors de la construction de la façade actuelle de l’église St Sulpice au 18e siècle, l’architecte Giovanni Servandoni prévoit la création d’une place en demi-cercle. Les façades de toutes les maisons devaient être semblables à celle du n°6 (angle de la rue des Canettes), œuvre remarquable de Servandoni. Le projet fut abandonné mais un espace en prolongement du parvis fut réservé. La place Saint Sulpice est achevée au 19e siècle. En 1838, elle est nivelée et plantée d’arbres. Une fontaine de dimensions imposantes est érigée de 1843 à 1848 par l’architecte Louis Visconti qui, par ailleurs, conçoit le tombeau de Napoléon 1er aux Invalides. De forme rectangulaire (105 m de long sur 80 m de large), elle est ornée de quatre statues d’évêques catholiques de l’époque de Louis XIV ; les écrivains Fénelon (archevêque de Cambrai) et Bossuet (évêque de Meaux) en font partie. Une magnifique église Quant à l’église St Sulpice, ses origines remontent au 10e siècle. Paris était alors une ville minuscule et l’église se situait dans ses environs. Rebâtie à plusieurs reprises, elle est agrandie au 16e et 17e siècle pour devenir la plus grande église de Paris. La belle façade actuelle est l’œuvre de Servandoni. Si vous la regardez depuis la place, vous remarquerez que la tour sud est restée inachevée en raison de travaux interrompus à la révolution. L’intérieur de l’église est décoré par Delacroix. Il s’agit de compositions monumentales exécutées entre 1849 et 1861 dont le célèbre Combat de Jacob avec l'ange. Le combat de Jacob L’église abrite un curieux instrument astronomique appelé gnomon dans l’aile gauche de son transept. Il date de 1727. Il

Par |5 décembre 2016|Catégories : Histoire, Paris|

La Place Vauban et son histoire

Pour ceux qui s’intéressent  aux statistiques, au 1er mai 2008, la ville de Paris comptait 479 places dont quelques-unes aux dimensions plus que modestes. Après la Place de l’Opéra, Paris Balade vous conduit à la Place Vauban inaugurée en 1780. En raison de sa proximité de l’Ecole militaire, elle reçut le nom du célèbre ingénieur et architecte militaire de Louis XIV. Sébastien le Prestre de Vauban (1633-1707) est nommé maréchal de France par Louis XIV. Il conçoit ou élargit plus de 150 forteresses afin de protéger la France par une ceinture de citadelles. Douze de ses ouvrages sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Plusieurs maquettes des places fortes sont exposées dans le musée des plans-reliefs aux Invalides. Vauban s’intéresse également à l’économie. En 1707, il propose l’introduction d’un impôt unique de 10% sur tous les revenus, sans distinction de privilèges. Pour Louis XIV, c’est une tentative de renversement de la monarchie. Vauban tombe en disgrâce ! La place Vauban est en forme de demi-cercle. L’avenue de Tourville la sépare du Dôme des Invalides. Trois artères partent de la place en étoile : l’avenue de Ségur, l’avenue de Breteuil et l’avenue de Villars. Elles ouvrent de belles perspectives vers la tour Montparnasse, la Tour Eiffel ou l’Ecole Militaire. Place Vauban et statues Maréchal Galliéni Deux statues de bronze, oeuvres du sculpteur Jean Boucher, se dressent de chaque côté de la place.  Celle du Maréchal Joseph Gallieni porte la citation suivante : « J’ai reçu le mandat de défendre Paris contre l’envahisseur. Ce mandat, je le remplirai jusqu’au bout. » Ce sont les paroles prononcées par le maréchal le 3 septembre 1914 lorsqu’il est nommé gouverneur militaire de Paris. En tant que tel, Gallieni décide de réquisitionner les taxis parisiens et

Par |13 octobre 2016|Catégories : Histoire, Paris|

Le jardin du Luxembourg

Le jardin du Luxembourg est sans doute l’un des plus beaux jardins à la Française de la capitale, pourtant il est l’œuvre d’un architecte florentin proche des Médicis. Paris Balade vous raconte son histoire. L’histoire du jardin Le bassin au début du XXème Le jardin du Luxembourg abrite le palais du Luxembourg (aujourd’hui siège du Sénat). Construit entre 1615 et 1620, cet édifice est né de la volonté de Marie de Médicis de posséder une demeure digne de sa fonction (elle est alors régente du futur roi Louis XIII). Rapidement, elle souhaite l’agrémenter de jardins lui rappelant son Italie natale. Le parc occupera jusqu’à 30 hectares avant d’être réduit à 25 du fait de la construction de nouvelles habitations dans la quartier. Certains des plus talentueux jardiniers et paysagistes du royaume ont aménagé le jardin du Luxembourg et ses 2000 ormes entre le XVIIème et XIXème siècle. Parmi les artistes qui ont œuvré dans ce jardin figure Thomas Francini, un Florentin arrivé avec la cours de Marie de Médicis. Il est l’auteur de nombre de terrasses et de parterres de ce jardin à la française, ainsi que du fameux bassin circulaire qui fait aujourd’hui la joie des enfants et de leurs bateaux. Notons que les fils de Francini, François et Pierre, seront fontainiers auprès d’André Le Nôtre dans le parc du château de Versailles. D’autres talents ont été mis à contribution dans le jardin du Luxembourg, tels que Boyceaux de La Barauderie, qui participa lui aussi au tracé des parterres, l’architecte Jean-François Chalgrin, à qui l’on doit certaines perspectives, ou, plus récemment, l’ingénieur Alphand qui fut chargé par le baron Haussmann d’administrer « les grandes promenades de la capitale ». En plus des parterres, ce

Par |27 août 2016|Catégories : Histoire, Paris|